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Bilan
Rapport Moral de la Présidente, Mme Evelyne Carret, présenté lors de l'Assemblée Générale de l'association le 22 juin 2007

En 2006, ALLIES-PLIE a permis à 2 927 lyonnais d'avoir un référent unique qui l'accompagne et le soutient, et qui mobilise les actions opportunes. Parmi ces personnes, 1 892 ont eu un contrat de travail, 788 ont eu accès à une formation, et 676 ont abouti à une sortie positive durable. Le taux de sortie positive en 2006 est élevé, il s'établit à 56,7% (contre 48% en 2005). Ces bons résultats, associés à une multiplication des aides individuelles de mobilité, de formation et de garde d'enfants, nous permettent d'afficher l'atteinte de nos objectifs protocolaires sur la période 2002-2006. En effet, le protocole d'accord du PLIE prévoyait trois objectifs : 6 000 accompagnements individuels, 4 000 personnes avec un contrat de travail, 2400 sorties positives durables. Dans les faits, 6 391 bénéficiaires ont été en parcours PLIE, 4 385 parmi eux ont été mis à l'emploi, et 2 375 ont obtenu une sortie positive durable. Cette réussite est un fait majeur dans un contexte difficile, et reflète la qualité du travail de nos partenaires, notamment associatifs.

Parallèlement, en 2006 un développement important a été mené sur les actions en collaboration avec les entreprises. Cet axe de travail revêt plusieurs réalités pour ALLIES-PLIE :

•  Une intermédiation directe avec la Plate Forme Emploi. Rappelons que cette équipe partenariale a permis, grâce à une bonne articulation avec nos partenaires associatifs, la mise à l'emploi de 371 personnes et la réponse en recrutement à 164 entreprises (dont la moitié sont des PME).

•  Une aide en gestion des ressources humaines, à travers le dispositif régional Ecrins, qui a permis à 40 PME (dans les secteurs de l'aide à domicile, de l'hôtellerie-restauration et des centres d'appel) d'avoir des conseils en terme de définition de postes, d'anticipation des besoins de recrutement, et d'aide au maintien dans l'emploi.

•  Une organisation de forums de recrutement évitant les discriminations, les fameuses « dating emploi » qui ont permis à 630 personnes en 2006 d'avoir 1 530 entretiens de pré-recrutement avec 56 entreprises différentes (pour 35 contrats de travail directement signés après les datings). Ces actions permettent notamment de contourner le processus discriminant du CV.

•  Une aide à l'embauche de personnes en difficulté, à travers les clauses d'insertion dans les marchés publics. 220 personnes ont eu un contrat de travail en 2006 à travers les clauses d'insertion mises en œuvre au niveau de l'agglomération.

Cette année a aussi permis le recadrage des missions d'ingénierie d'insertion dans les domaines artistiques et culturels et leurs développements sur un territoire plus large d'agglomération, et une amélioration importante des services d'accueil et d'accompagnement au sein des Equipes Emploi Insertion sur les quartiers de la Duchère et de Gerland, préparant les équipes à leur nouveau mode d'intervention en temps que Pôle de services de la Maison de l'Emploi.

Enfin, le savoir faire en terme d'ingénierie, d'animation et de coordination d'ALLIES-PLIE de Lyon lui a permis de porter les deux démarches de territorialisation des politiques d'emploi et de formation que sont les Contrats Territoriaux Emploi Formation et la Maison de l'Emploi et de la Formation.

Au-delà de ces éléments factuels, il faut souligner que l'année 2006 nous a fait vivre de plein fouet des réalités contradictoires :

•  Une diminution statistique annoncée des demandeurs d'emploi, une augmentation des situations réelles d'isolement, de précarité et souvent de pauvreté.

•  Des entreprises en situation de pénurie de main d'œuvre, des personnes qui ne sont pas « employables » selon le terme malheureusement utilisé.

•  Une agglomération dynamique en développement, des quartiers en crise.

•  La reconnaissance dans les discours du savoir faire associatif, une fragilisation de leur financement.

 

Dans ce contexte, il s'agit pour nous de réaffirmer que la ressource humaine ne peut pas être considérée comme une marchandise, que la lutte contre les exclusions passe par le soutien aux acteurs associatifs de proximité, et qu'enfin, une collectivité locale doit prendre ses responsabilités mais ne peut pas se substituer aux compétences de plein droit des autres acteurs.


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